Ecole d'art de Blois / Agglopolys

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Un équipement d'Agglopolys

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Max Ernst et Alexander Calder


Dans le cadre de notre participation au Festival Ar(t]chipel, porté par la Région Centre-Val de Loire en partenariat avec le Centre Pompidou, l’école d’art de Blois/Agglopolys a conçu un projet pédagogique inédit autour des oeuvres de Max Ernst et Alexander Calder.


Cette initiative s’inscrit dans le cadre des 50 ans de la disparition des deux artistes, célébrés par des expositions exceptionnelles : la première exposition dédiée à Max Ernst à Chaumont-sur-Loire et sur le site de l’École d’art de Blois/Agglopolys, la deuxième sur des oeuvres de Alexander Calder disséminées dans toute la région.


L’objectif est d’offrir aux élèves une immersion dans la démarche artistique de ces deux géants de l’art moderne, en encourageant une approche de l’expérience. Les élèves pourront découvrir les techniques emblématiques de Max Ernst (surréalisme, collage, frottage) et d’Alexander Calder (mobiles, stabiles, art cinétique), expérimenter des pratiques artistiques questionnant les oeuvres (création collective, manipulation de matériaux, exploration du mouvement et de l’abstraction), et réfléchir aux liens entre art, histoire et société, à travers les mouvements du Dadaïsme, du Surréalisme et de l’avant-garde américaine.


Pour clore ce projet, une restitution publique des travaux des élèves aura lieu le samedi 7 novembre 2026, en présence de partenaires culturels et d’autres établissements. Cet événement permettra de valoriser les créations des élèves et de les partager avec le grand public.

Terrains vagues

Ni tout à fait vide, ni réellement occupé, le terrain vague échappe aux catégories. Situé en marge des fonctions assignées, il relève moins du manque que du potentiel. Espace en attente, il constitue un support ouvert où peuvent se reconfigurer usages, gestes et regards.


Zone liminaire, entre ville et nature, visible et hors-champ, il a profondément marqué les pratiques artistiques contemporaines. Dès les années 1960-70, des artistes comme Robert Smithson ou Gordon Matta-Clark investissent friches et marges urbaines pour y inscrire des gestes critiques, révélant autant les logiques d’aménagement que leurs failles.


Regarder un terrain vague, c’est déjà le transformer. Le regard recompose ce qui semblait informe. Des photographes comme Bernd Becher et Hilla Becher ont montré que ces espaces sont traversés d’histoires, de traces et de tensions invisibles.


Mais le terrain vague est aussi un espace de jeu. Libéré des contraintes, il accueille gestes libres et appropriations spontanées. Cette dimension ludique fait écho aux pratiques de Francis Alÿs, dont les actions simples révèlent la puissance poétique et politique des gestes ordinaires.


Dans ces zones ouvertes, la pratique artistique rejoint le bricolage : assembler, détourner, faire avec ce qui est là. Le terrain vague devient un atelier à ciel ouvert, proche des démarches de Thomas Hirschhorn, où précarité des matériaux et intensité du geste produisent des formes engagées.


L’attention aux usages et aux habitants résonne avec l’approche de Patrick Bouchain, qui défend une architecture ouverte et évolutive, valorisant l’existant et l’imprévu.


Loin d’être vide, le terrain vague est traversé par des formes de vie discrètes : végétation spontanée, circulations invisibles, dynamiques de transformation. Des artistes comme Pierre Huyghe explorent ces écosystèmes mouvants en intégrant le vivant comme acteur de l’oeuvre.


Ainsi, le terrain vague devient un espace de réactivation, où les pratiques pédagogiques interrogent l’auteur et privilégient des formes collectives, dans une proximité avec les réflexions de Nicolas Bourriaud.


Appréhender le terrain vague, c’est accepter l’incertain : faire du vide un espace des possibles, du marginal un lieu d’attention, du provisoire une condition de création. À travers les projets de l’école d’art de Blois/Agglopolys, il devient une machine à inventer, où l’art se risque et se réinvente.

Préinscriptions projets scolaires 2026-2027

Coordonnées de l'école

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